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Mon histoire de PMA « Les miracles prennent du temps… »

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Caroline, 42 ans, a souhaité partager son histoire de PMA avec vous toutes. Une histoire porteuse d’espoir et riche d’enseignements.

Caroline a toujours rêvé de devenir mère. Elle imaginait se marier tôt et avoir des enfants avant 30 ans. Un rêve simple de jeune fille que le destin va tenter de contrarier…

Elle rencontre son premier partenaire à l’âge de 25 ans. Après quelques années d’attente et la découverte d’un début d’endométriose, elle finira par devenir mère d’un petit Clément. Un bébé très attendu par sa maman mais malheureusement un peu moins par son papa. La séparation sera inévitable.

Heureusement, il y a un vrai « prince charmant » dans cette histoire… Un ami d’enfance un peu perdu de vue qui revient dans la vie de Caroline alors qu’elle ne l’attendait pas. Un homme qui va aimer le petit Clément comme son propre enfant et qui va très vite rêver d’agrandir la famille. Cette fois, ce désir d’enfant sera un désir de couple. Un désir plus fort que tout, chevillé aux cœurs des amoureux pendant près de 10 ans.

 

Faire front à deux…

Pendant un an Caroline et Romain essaie le « bébé sous la couette » mais rien n’y fait. Le bilan gynécologique de Caroline, qui a 31 ans à l’époque, ne montre pas de retour de l’endométriose mais un ovaire un peu fatigué. Du côté de Romain, une maladie d’enfance a affecté sa fertilité. Résultat : il va falloir passer par la FIV ! Après 4 tentatives en deux ans, 9 embryons transférés et autant d’échecs, Caroline et Romain sont en bout de parcours en France et décident de faire une pause. Entre douleur, déception, sentiment d’injustice face à des annonces de grossesse qui se succèdent dans leur entourage, c’en est trop… D’autant que le couple fait face seul à toutes ces difficultés. Embarqués sur le même bateau, ils font front tous les deux et dialoguent beaucoup. Autour d’eux certains membres de la famille sont à l’écoute mais il n’est pas toujours facile de parler de « ces choses-là ». Entre pudeur et peur de déranger, le couple reste le plus souvent dans le silence.

« Voir mon mari autant souffrir c’était insupportable pour moi (…) et je ne pouvais parler de nos difficultés à personne »

Il va falloir une respiration de près de 4 ans à Caroline et Romain pour reprendre peu à peu goût à la vie. C’est grâce aux voyages, aux rencontres et à de longues discussions que le couple va retrouver des forces. Et puis c’est surtout, grâce à Clément. Il est leur rayon de soleil !

 

Un long chemin vers l’acceptation du don…

Si le désir d’enfant peut rester un temps silencieux, il ne disparait finalement jamais. A 38 ans, Caroline décide, avec Romain, de consulter à nouveau mais dans une autre clinique. Elle apprend alors que ses ovocytes ne sont désormais plus d’assez bonne qualité pour espérer une grossesse avec ses propres gamètes. Un nouveau coup dur…  Le gynécologue leur parle du don d’ovocytes, mais c’est trop tôt, trop difficile à entendre, le couple le rejette instinctivement par méconnaissance et par peur.

Caroline tente alors d’oublier tout ça en se plongeant dans les préparatifs de son mariage, dans son travail et dans le sport. Un tourbillon d’activités qui n’a pas l’effet escompté. Le désir de bébé reste là et Caroline ne peut s’empêcher de passer des heures à naviguer sur internet à la recherche de témoignages de femmes dans sa situation et d’informations sur le don. Trouver une issue à cette impasse reste une obsession pour elle tandis que son mari, lui, intériorise sa souffrance.

« Je ne voulais pas faire le deuil de cet enfant. Je me disais on peut encore y arriver (…) C’était devenu mon obsession »

Le temps passant et après de nombreux clics sur le web, le couple se rend à l’évidence, mieux vaut des remords que des regrets, le don est une solution. Sur le conseil de leur médecin, ils prennent RDV à la clinique Eugin. Un véritable saut dans l’inconnu pour le couple…

 

Des bébés miracles…

Le premier RDV chez Eugin va s’avérer très rassurant. Le médecin prend le temps de les écouter et répond à toutes leurs questions. Le couple qui avait prévu un voyage à la Réunion quelques semaines plus tard est même prêt à l’annuler et à commencer la procédure immédiatement mais le médecin les encourage à n’en rien faire, à profiter de ce temps pour réfléchir. Et ce temps va finalement réveiller beaucoup de questions encore sans réponse et notamment celle du lien avec l’enfant à venir. Caroline demande donc à parler avec la psychologue d’Eugin. Elle a besoin d’aplanir totalement ses doutes et d’exprimer ses peurs face à des thèmes comme la ressemblance, la rupture du lien génétique ou la place de la donneuse.

«Eugin est une clinique très professionnelle et très à l’écoute (…) J’ai apprécié qu’on ne nous mette pas la pression, qu’on nous laisse du temps pour prendre notre décision»

Après près de 10 ans d’espérance, le couple est désormais prêt. Ils optent pour le don, plus motivés que jamais, et le jour du transfert arrive très vite. Il y a 3 embryons de très bonne qualité. Le couple décide d’en transférer 2 et quinze jours après le miracle se produit, les tests sanguins sont positifs ! Caroline est enceinte. Tellement heureuse qu’elle se fait le plaisir d’un test urinaire pour voir les deux barres apparaitre sous ses yeux.

Le résultat était très attendu par la famille mais aussi par Clément au courant de la démarche de ses parents. Une volonté de transparence sur leur histoire que Caroline et Romain comptent bien appliquer aussi à l’enfant à venir ou plutôt aux enfants à venir puisque la première échographie va révéler deux petits cœurs qui battent. Ce seront des jumeaux !

« Je ne cacherai rien à mes enfants. Le don d’ovocytes n’est pas un tabou (…)  Ce ne sont pas les gênes qui font un bon parent »

Gabin et Elisa sont nés il y a quelques mois et sont en pleine forme. Gabin ressemble à son papa et Elisa… à son grand frère Clément…

Les 3 conseils de Caroline :

 –        Laisser passer un peu de temps après un échec et ne pas enchainer les tentatives

–        Ne pas se renfermer sur soi-même et rester ouvert aux autres

–        Toujours maintenir la communication avec son conjoint sans cependant forcer la parole

Merci à Caroline d’avoir partagé son histoire avec nous !

Si vous aussi vous souhaitez nous raconter votre parcours écrivez-nous dans la section des commentaires.

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